Résumé d’une publication récente :
Résumé des tendances en matière de transplantation hépatique pour les maladies auto-immunes du foie : Une étude canadienne
Résumé des tendances en matière de transplantation hépatique pour les maladies hépatiques auto-immunes : A Canadian Study
by Kristian Stephens
Can J Surg 2022 October 12 ; 65(5). doi : 10.1503/cjs.012121
Vous trouverez ci-dessous un résumé de la publication de cette étude le 12 octobre 2022 dans le Canadian Journal of Surgery. L’article a été rédigé par : Carla F. Murillo Perez, Tommy Ivanics, Marco P.A.W. Claasen, Peter Yoon, David Wallace, Nazia Selzner, Gideon M. Hirschfield, Bettina E. Hansen et Gonzalo Sapisochin.

Cette étude menée au Canada s’est intéressée aux résultats de 1070 adultes (âge ≥ 18 ans) ayant subi une Transplantation hépatique au Canada entre 2000 et 2018 en raison d’une maladie auto-immune. Il s’agissait de patients présentant soit une cholangite biliaire primitive (CBP), soit une cholangite sclérosante primitive (CSP), soit une hépatite auto-immune (HIA), soit deux pathologies (CBP-HIA ou CSP-HIA). Les données ont été recueillies auprès de cinq hôpitaux de transplantation canadiens situés en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario et en Nouvelle-Écosse. Cette étude a été réalisée pour aider à identifier : (1) les lacunes et (2) les domaines susceptibles d’améliorer les soins de santé au Canada.
Sur les 1 070 opérations de transplantation hépatique pour des maladies auto-immunes réalisées pendant la période d’étude, 489 (45,7 %) concernaient la CSP, 341 (31,9 %) la CBP, 220 (20,6 %) l’AIH et 20 (1,9 %) des personnes atteintes de plus d’une maladie. Au cours de cette période d’étude, 5722 opérations de transplantation hépatique chez l’adulte avaient eu lieu dans ces cinq hôpitaux. Indépendamment du type de maladie, le nombre global de chirurgies de transplantation hépatique primaire a augmenté au fil du temps, passant de 251 en 2000 à 349 en 2018. Il y avait une augmentation significative du nombre total de procédures pour le CSP au cours de la période d’étude. Il n’y avait pas de différence significative dans le nombre total de procédures pour la CBP ou l’AIH, avec une moyenne de 18 pour la CBP et 12 pour l’AIH pour toutes les années.
En revanche, la proportion de patients ayant reçu une Transplantation hépatique pour CSP est restée stable au cours de la période d’étude (moyenne de 9%), alors que la proportion de ceux ayant reçu une Transplantation hépatique pour CBP ou AIH a diminué au fil du temps. L’augmentation du nombre total d’opérations de transplantation pour CSP a suivi une tendance proportionnelle stable au fil du temps. Cela peut être dû à l’augmentation du nombre total de transplantations pour d’autres indications. Cela suggère que le fardeau de l’insuffisance hépatique terminale liée à la CSP pourrait s’alourdir au fil du temps au Canada.
Le type de greffon, l’âge du donneur, le taux de bilirubine, le taux de créatinine et le score MELD au moment de la transplantation étaient similaires dans les trois groupes de maladies. Le score MELD au moment de la transplantation a augmenté avec le temps. Les données globales spécifiques des patients CSP de cette étude figurent dans le tableau ci-dessous.

Tableau 3 tiré de Trends in liver transplantation for autoimmune liver diseases : a Canadian study, Canadian Journal of Surgery
La survie après transplantation s’est améliorée de manière significative au fil du temps uniquement chez les patients atteints de CBP. Bien que l’âge du receveur ait varié dans le temps pour les groupes PBC et CSP, il est resté stable pour le groupe AIH. Aucune différence significative dans l’incidence globale de l’échec de la greffe n’a été observée entre les types de maladies hépatiques au cours de la période d’étude. Les taux d’incidence d’échec de la greffe à 5, 10 et 15 ans étaient respectivement de 11,4 %, 11,9 % et 16,6 % chez les patients atteints de CBP, 12,1 %, 17,8 % et 21,1 % chez ceux atteints de CSP, et 6,5 %, 9,6 % et 15,2 % chez ceux atteints d’HIA.
Les limites de cette étude comprennent l’absence du statut de la liste d’attente dans la base de données canadienne, ce qui a empêché l’analyse de la survie sur la liste d’attente et des changements potentiels au fil du temps, ainsi que l’exécution d’analyses en intention de traiter. Les transplantations hépatiques réalisées au Québec ne sont pas incluses, ce qui a pu affecter les résultats du point de vue de l’expérience canadienne. Certains aspects n’ont pas pu être pris en compte, comme les régimes d’immunosuppression après la transplantation et leur impact sur les résultats, parce que les données n’étaient pas disponibles.












